Anxiété, agonie, amère mélancolie,
Éternel inassouvissement, désarroi constant,
Contemplant dans le miroir ma probable folie,
Pourquoi ne ressens-je pas cette satisfaction que je convoite tant ?
Amoché, harassé, je subis tel un fardeau l'étreinte de la vie.

Ma poitrine se sert encore une fois,
Alors que ressurgissent les fantômes du passé,
Torturant mon esprit, comme un masochiste s'entaillerait le bras.
Mes songes révèlent mes hontes, des souvenirs qui ne s'effacent pas,
Me demandant in fine, si je ne chéris pas ces sombres pensées.
Rongé par ma propre non-avancée, je ressens de la culpabilité,
Celle qui brisera, à jamais, toute foi en moi.

Me comparant au monde, soudainement, ma fierté revient,
Un sentiment de supériorité s'immisce un instant
En observant mes misérables congénères avec dédain,
Me rappelant à quel point, pitoyable est l'humain.

Alors, recouvrant d'un voile noir mon visage,
Je me cache, je reprends mon souffle hors de cette vie,
Oubliant l'Histoire de l'Humanité à travers les âges,
Cette race que je hais, qui nourrit ma misanthropie.

Conscient des raisons qui me poussent à me haïr,
Je cultive cette rancœur contre une Humanité que j'aimerais fuir.

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